Le projet « créateurs de possibles » vu par les Jeunes Actifs

Philosophie : Réfléchissons ensemble
- La différence entre Vouloir et Désirer
- La différence entre Possible et Nécessaire
Le langage commun confond facilement vouloir et désirer. Mais peut-on par exemple vouloir posséder la lune et la prendre dans ses mains ? Non. En revanche, rien n’empêche que l’on y songe et qu’on se prenne même à le désirer . C’est qu’il existe une opposition entre vouloir et désirer : on peut désirer l’impossible, alors qu’on ne peut vouloir que ce qui est possible.
On dit souvent de fantaisies qu’elles sont possibles même si elles ne sont pas arrivées. Tous les fantasmes, même les plus fous, sont dits possibles tant qu’on a pas étudié sérieusement leur réalité. Ce possible-là, celui du langage commun, n’a en fait rien à voir avec la consistance du vrai. Il l’ignore. Le nécessaire n’a rien à voir avec l’utile non plus, il est essentiellement tout ce qui ne peut pas ne pas avoir lieu, ce qui ne peut être autrement. Il en va ainsi de la réalité.
Dans la philosophie de Henri Bergson, on apprend que le possible est l’idée de la réalité projetée dans le temps où elle n’était pas encore réalisée. Le possible nous renvoie paradoxalement vers le passé, mais la création de possibles nous projette vers le moment où nous aurons sur le réel cette capacité de vision rétrospective et c’est elle qui rend un projet réaliste.
Je sais qu’une chose est possible quand je peux la vouloir, c’est-à-dire quand tout indique à ma raison que la chose est nécessaire.
Nous en tirons une leçon : il est vain de désirer l’avenir puisqu’il est nécessaire. L’avenir ne peut être que voulu.
Ceux qui se contentent de désirer l’avenir au lieu de le vouloir doivent certainement avoir la vie dure, tant le principe de réalité résiste au principe de plaisir. Les plus grandes chimères ont leur place dans les fictions du désirant – en somme tout ce qui peut advenir dans l’intime onirique et qui n’a rien à voir avec la politique, la vie sociale. Car, rappelons-le, le réel nous offre d’abord un monde déjà peuplé, où chaque ego doit composer avec des alter ego et rien par nature n’est possible hors du réel intrinsèquement social. Sous le mot politique, l’intuition du réel : ce n’est qu’ensemble que tout devient possible.
Politique : Agissons ensemble
On appelle politique l’espace public d’où provient le nécessaire. C’est notre réalité sociale : la vie de la polis – la cité – le groupe social moderne. Le citoyen est un homme politique. La vérité, c’est que la seule politique nécessaire est celle qui créé des possibles. Une politique de maturité est celle qui donne accès au-delà du désir pour évoluer jusqu’au vouloir, celle qui dépasse le possible fictif de l’utopie pour lui préférer le possible nécessaire, le seul qui soit vraiment.
A moins qu’on ne laisse le nécessaire advenir par lui-même, en observateurs du clinamen, il reste au politique la responsabilité d’énoncer le nécessaire, de créer des possibles conformément à la volonté universalisante du corps social – ce qu’on appelle la volonté générale et régie par un pacte social de « prise en main » du « cours des choses ». La responsabilité aussi de trouver un moyen d’exprimer, ce faisant, la volonté de chacun avec l’aide de tous. Et au contraire du désir, exprimer une volonté, c’est commencer à la réaliser.
Et si on dit parfois que la politique est machiavélique, nous en retiendrons en effet que lorsqu’on connaît notre but commun – la création des possibles – tous les moyens sont bons pour y parvenir. Le réseau de tous les réseaux, le lien entre réseaux : Inter-net, pourrait être l’un de ces moyens. C’est un espace public moderne de socialité qui doit pouvoir faciliter la création des possibles car il unit des hommes, associe des vouloirs et des pouvoirs autour de projets et dévoile la quintessence du militantisme.
Réussir sans groupe social – sans vie politique, est-ce possible ?
On a tous fait l’expérience un jour de n’avoir pu mener à bien une idée. Réaliser un projet prend du temps, demande des moyens et souvent ne peut aboutir que si l’on dispose d’un réseau d’amis ou de collaborateurs prêts à nous aider. Il faut savoir à quelle porte frapper, où trouver les personnes qui savent faire, les personnes qui ont l’influence au bon endroit. Les histoires de réussite sont souvent des histoires de rencontres.
On peut l’admettre même si beaucoup s’en plaignent : pour réussir, il vaut mieux avoir des « connexions ». A l’UMP, on propose une idée simple au fond : lescreateursdepossibles.com, une connexion immédiate au réseau des créateurs de possibles, le lieu éminemment politique où tout un chacun, d’où qu’il vienne, peut apporter sa volonté comme mobile des changements nécessaires pour tous, avec tous les « autres ». Un modèle réaliste de fraternité que les Jeunes Actifs aiment.
8 janvier 2010 à 20:09
UA-10666864-1 z’an êtes content???
8 janvier 2010 à 20:52
Oui, assez. Ce site est déjà une création de possible !
26 janvier 2010 à 4:30
Pas mal. Si c’est vraiment de cette réflexion que part le Créateur, que dis-je, le Démiurge de tous les Possibles, alors l’UMP témoigne d’un souci de l’être plus profond qu’il n’y paraissait jusque là.
Bonne continuation.